Instituts Scientifiques Soviétiques

Un voyage à travers le temps, l'espace et la science.

Au cours des cent dernières années, la science et la technologie ont profondément transformé nos sociétés. L'URSS était sans doute le pays le plus exalté par le pouvoir de la science, allant jusqu'à l'irrationalité. Les Soviétiques ont promu le culte de la science comme un outil idéologique visant à supplanter la religion et à moderniser rapidement le pays. L'URSS a dépensé sans compter pour construire des machines toujours plus grandes et plus sophistiquées, jusqu'à devenir une superpuissance technologique. Ces mondes utopiques de la modernité soviétique se concrétisaient dans des projets mobilisant jusqu'à plusieurs milliers de chercheurs. La science se développait, mais les travaux de recherche, destinés principalement à l'armée, étaient menés à huis clos dans une atmosphère de secret absolu.

Le statut des scientifiques, autrefois prestigieux, a radicalement changé après l’effondrement du système. Pendant les bouleversements des années 1990, les instituts ont été pratiquement abandonnés, privés de tout financement. Les salaires extrêmement bas — parfois de seulement 5 dollars par mois — ont entraîné une désillusion et une fuite des cerveaux. Malgré les difficultés auxquelles ils sont toujours confrontés, certains scientifiques résistent et consacrent leur vie à sauver leurs installations et à poursuivre leurs recherches — même en temps de guerre.

Synchrotron, laboratoire de haute tension, réacteur de recherche nucléaire, radiotélescope, cyclotron, stellarator… Ces installations monumentales semblent tout droit sorties des pages d’une bande dessinée ou des œuvres d’auteurs de science-fiction tels que Jules Verne et H. G. Wells. Leurs gigantesques panneaux de commande et leurs mécanismes mystérieux témoignent de notre incessante quête de savoir.

Physics World (UK) — La physique en Ukraine : l'effort scientifique survit malgré l'invasion russe Science (US) — Sous les attaques russes, les astronomes ukrainiens se battent pour sauver un observatoire unique