Traces de l'Empire Soviétique
Eric Lusito a voyagé tel un archéologue à travers l'ancien monde soviétique — de l'Allemagne de l'Est à la Mongolie, de la Pologne au Kazakhstan — à la recherche de ces bases militaires qui incarnaient l'ambition et la puissance de l'URSS.
Ces bâtiments et structures militaires aujourd’hui en ruines, sites longtemps tenus cachés qui formaient le cœur du système soviétique, avec leurs symboles de la toute puissance de l’empire qui semblait autrefois invulnérable, nous informe sur le pouvoir et l’influence des militaires sur les peuples des pays du bloc soviétique et reflètent à leur tour la désintégration de l’URSS. Ruines d’une civilisation moderne disparue, ces lieux du pouvoir sont voués à la disparition au gré des caprices du temps. Les militaires sont partis mais bien plus a été abandonné.
En Union Soviétique plus qu'ailleurs, le sentiment de la "réalité" a été construit à partir de représentations idéologiques modelées par le régime. La volonté absolue du pouvoir politique a su exploiter le talent des artistes pour mobiliser la société dans une nouvelle culture pleinement "soviétique". Pour des millions de travailleurs de par le monde, nourris de l’image du "pays du pain et des roses", cette attente impliquait la construction d’un rêve, mais aussi celle d’un mensonge, engendré inévitablement par le décalage entre l’Eden que la propagande donnait à imaginer et la réalité quotidienne.
Le projet est composé de vues d'extérieurs, vues d'intérieurs et de documents trouvés - images d’un autre temps, d’un autre espace, d’un autre monde.
Une génération après l'effondrement de l'URSS, Traces de l'Empire Soviétique est une réflexion sur le pouvoir et le passage du temps.
Eric Lusito peint, tels des tableaux, les vestiges militaires de l'Empire Soviétique
— Le MondeUne insolite leçon d'histoire
— Presse OcéanDes images d'une grande force
— Midi LibreDes clichés absolument merveilleux, des documents uniques entre histoire et mémoire, espace et patrimoine, mythes et propagande
— La Gazette de l'hôtel DrouotUn corpus très intéressant des vestiges de cet outil militaire qui a tant inquiété le monde occidental
— La CharteUn livre universel. Les photos sont d'un esthétisme rare et les textes d'une extrême précision
— Le Dauphiné LibéréDes images saisissantes, reportage exceptionnel
— Entreprises MagazineEric Lusito s'appuie sur des compositions horizontales, aux lignes parfaitement maîtrisées. Un ouvrage d'histoire qui assume son aspect sérieux, voire didactique
— Jean-Christophe Béchet, Réponses PhotosUn livre particulièrement riche d'images aussi éloquentes que belles, porté par le dialogue de deux vertiges, la propagande et l'anéantissement
— Hadrien Le Gray, Images MagazineEsthétique de la ruine, symbole du temps qui passe, icônes détrônées, mémoires effacées ; plus puissants hier, plus oubliés aujourd'hui
— Lunettes RougesCes images ont un reflet aujourd'hui dans l'éternité vacillante de nos sociétés
— NextEntre (ap)paraître et disparaître. Une série de témoignages forts, un travail de grande sensibilité
— Guide TV LoisirsProjet à la fois documentaire et artistique qui restitue le temps long et l'épaisseur de l'Histoire. Des édifices et des esthétiques qui, à l'échelle de l'Histoire de l'Empire romain, n'ont duré qu'un laps de temps infiniment petit, sortis de terre pour aussitôt y retourner. C'est peut-être cette accélération de la marche de l'Histoire qui met au défi toute tentative d'interprétation
— Recherches & TravauxQue sont ces photographies sinon d'anciens espaces de vie, d'ordre, de pouvoir, transformés par la grâce de l'abandon en hétérotopies ?
— Alain Rauwel & Martin Vailly, Prussian Blue
Tirages Fine Art :
30 × 37,5 cm, édition de 10
60 × 75 cm, édition de 5 + 2 EA
100 × 125 cm, édition de 3 + 2 EA